Au vu de la blessure d’Antoine Dupont, l’équipe de France est soulagée après sa victoire 96-0

Antoine Dupont a l’habitude d’attirer l’attention avec ses performances. Là, il s’agissait d’études médicales rapides, jusqu’à ce que la première réponse soit déposée samedi matin. Depuis jeudi soir, le numéro 9 français sur 15 occupe les esprits et les discussions, alors que les Bleus ont remporté le plus grand succès de leur histoire en Coupe du monde au Stade Vélodrome : 96-0 contre la Namibie. Une démonstration qui suscite des motifs de satisfaction.

Penaud, l’énergie solaire et l’école

Parmi ces raisons de sourire dans le clan tricolore : le match complet pour Damien Benaud, vainqueur du triplé. Il ne fait aucun doute que pour aller à l’essentiel de son talent, il faut l’encadrer sans le restreindre. Et jeudi au Vélodrome, l’ailier, auteur de 33 essais pour l’équipe française, soit cinq points de moins que le record de Sergi Blanco, était présent à tous égards. Il a respecté les fondamentaux du rugby, avec par exemple la passe longue qu’il fallait sur le ballon de récupération ou encore le « deux contre un » bien négocié. Le tout sans perdre son instinct ni son sens du temps mort.

Ou comment briller sans risquer de se brûler. Un groupe d’élite à considérer compte tenu de la défense poreuse qu’il a dû percer. Mais justement, c’est sur ce genre de soirées « cool » que Benaud peut passer du temps (plus). Ce n’était pas le cas à Marseille. « Les joueurs ont pu marquer tous ces points parce qu’ils ont essayé de rester concentrés, de s’appliquer et de jouer en équipe. (…) Damien s’est lancé dans cette dynamique de groupe« , a souligné Fabian Galti.

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DuPont, une grève évitable ? « Galthie n’a pas pu effectuer 15 changements à la fin de la première mi-temps. »

Bill Peare, dévoreur d’espace

De l’autre côté, Luis Bel-Bear s’est montré presque aussi prolifique (deux essais) et au moins aussi actif. Les espaces qu’espérait l’équipe des Bleus se sont ouverts pour le jeune joueur explosif de l’UBB (20 ans). Il les a dévorés, comme il le fallait, pour montrer que le rôle de partenaire de Benaud ne se limitait pas à Gabin Villiers. « Il a donné une bonne réponse à son choix« , déclare son entraîneur. On se garderait bien de le considérer comme relégué par les Toulonnais au statut de remplaçant, mais la façon dont il rivalise avec lui pour une place dans l’équipe modèle est fantastique.

Bayley et Dante, un retour réussi

De leur côté, Cyril Bailly et Jonathan Dante ont réalisé de bons retours dans la compétition. Le Toulousain, absent cinq semaines en raison d’une blessure au mollet, a joué 40 minutes, se distinguant par son comportement correct dans le public et l’aisance avec laquelle il a manipulé le ballon en main. Il était satisfait de son ressenti en zone mixte, et plus inquiet de (son) état. Suis-je« Dupont tout seul.

Le n°12 rochelais, qui a survécu aux deux premiers matches en raison de douleurs aux ischio-jambiers, a disputé l’intégralité de la rencontre. Il a montré son intensité habituelle, inscrivant deux essais en prime. Son ami du milieu de terrain, Gael Fico, a salué ses débuts en Coupe du monde avec un petit coup de pouce : «Je pense que c’est son premier duo… mais ce n’est pas mal. (sic).»

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« Faisons face au désastre de DuPont : il faut appeler Siren !

Seuls quatre tirs au but ont été accordés

Le manque de discipline a été l’un des principaux facteurs de la mauvaise prestation des Bleus remaniés, il y a une semaine face à l’Uruguay (15 penaltys accordés). Cette fois, la France n’a été punie que quatre fois (contre 12 fois par les Namibiens). On a senti en conférence de presse qu’il y avait une case à cocher en ce sens avant cette partie. Lorsqu’un de ses collègues lui a demandé si ce « 4 » représentait un record, Galthée a immédiatement répondu : «L’égalité avec les noirs« , faisant référence à un bilan similaire lors du match d’ouverture, une victoire 27-13.

12/13, Ramos est presque parfait

Il a raté le changement de vitesse dans le premier virage, puis Thomas Ramos est sorti. L’arrière portant le maillot du Coq termine avec une excellente note de 12/13 avec 24 points. Il a prédit le degré de la rivière qui se formerait « Bonne base de travail » pour lui : « Je pensais que j’aurais beaucoup de transitions à réaliser, alors j’ai fait attention à me concentrer du début à la fin, en continuant à être précis même avec la fatigue. Parce que dans les matchs plus durs, il y aura aussi de la fatigue – Pression supplémentaire, NDLR –Les transferts ou les sanctions seront très importants.

Olifon, le « grand » marque-page.

Quand « Charles le Grand » éclipse « Charlie » Magny. Ollivon a inscrit ce jeudi ses 14e et 15e essais pour le XV de France. Ainsi, il devient le meilleur attaquant de l’histoire de la sélection dans cette région, un point devant Olivier Magny et deux points devant Imanol Harinordoki. Il a apporté une nouvelle confirmation de sa précieuse lecture du jeu et de sa capacité à l’exploiter à grands pas. C’est aussi l’occasion de rappeler que DuPont n’est pas le seul joueur exceptionnel dans ce XV de France.

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Charles Olivon, centre, marque deux essais contre la Namibie – 21/09/2023

Crédit : imago

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