Comment les municipalités deviennent des acteurs de santé

CC’est devenu l’un des sujets majeurs de ces dernières années : comment lutter contre les déserts médicaux ? La répartition des professionnels de santé sur notre territoire est devenue très inégale. Pendant longtemps, personne ne savait vraiment quoi faire, hormis quelques initiatives individuelles. Désormais, un phénomène se développe et se révèle comme une solution efficace : la création de centres ou centres de santé, souvent conçus par les communes pour répondre à la pénurie de praticiens sur leurs territoires. Nécessité : Selon un sondage réalisé par l’Institut Montaigne, 37% des Français estiment vivre dans un désert médical.

Le nombre de centres multiprofessionnels et de centres de santé a doublé ces cinq dernières années sur le territoire national, selon les données publiées par le gouvernement. De nombreux acteurs du secteur considèrent qu’il s’agit d’une solution essentielle pour lutter contre les déserts médicaux. D’autant que ces structures plus souples, plus adaptées à la pratique actuelle de la médecine, ont plus de chance d’attirer les jeunes médecins, qui trouvent aussi dans ces lieux un exercice de groupe qui correspond mieux à leurs attentes. S’ils sont soutenus par les communes de la région, ils font également l’objet d’un soutien financier de l’Etat et d’autres collectivités (arrondissement, administration, collectivité locale).

Différentes méthodes de gestion

Ces solutions ont également pour effet d’améliorer l’attractivité du territoire, enlevant toute hésitation subsistante des acteurs locaux à se lancer dans de tels projets. Un peu partout dans la région, les communautés tentent de lutter contre les déserts médicaux en créant ou en créant des institutions de ce type. Les derniers chiffres publiés par l’Agence régionale de santé (ARS) indiquent qu’au moins 19 nouveaux projets répartis sur 8 départements ont été validés durant les six premiers mois de 2021 en région Occitanie. Il existe aujourd’hui environ 250 centres de santé multi-spécialités répartis sur toute l’Occitanie. Son développement s’est nettement accéléré en 11 ans : il y en avait moins de 10 dans la région en 2010 !

Les méthodes d’administration varient selon les régions. Il faut donc distinguer les centres de santé pluriprofessionnels, qui regroupent plusieurs professionnels de santé libéraux dans le domaine des soins primaires (médecins généralistes, infirmiers, pharmaciens, kinés, chirurgiens-dentistes, orthophonistes, podologues, etc.) qui exercent un centre de santé libéral et multiprofessionnel. Le centre de santé qui rémunère les praticiens.

Les communautés locales peuvent donc gérer directement les centres de santé, ce qui pose également la question du recrutement et de l’emploi des professionnels de santé qui y travaillent. Ces lieux conçoivent leur travail de manière collective, horizontale et interprofessionnelle. Les professionnels, rémunérés à l’acte, n’entretiennent pas de relation de subordination avec leurs collègues.

Les déserts médicaux sont aussi… urbains

Une remarque : la décision de se rapprocher du terrain a porté ses fruits. « L’accès aux soins et la définition des politiques de santé nécessitent une plus grande autonomie des acteurs de terrain et des régions pour participer à la gestion de notre système de santé, comme l’envisage l’Institut Montaigne. La priorité semble être d’élaborer des politiques de santé adaptées aux besoins locaux et de contrôler les retours. aux acteurs régionaux. »

Ce qu’on n’imagine pas forcément, c’est que les déserts médicaux peuvent aussi être… urbains. Les mégapoles devraient donc être un acteur majeur de la santé de demain. Et pas seulement parce qu’ils contrôlent un grand nombre de déterminants de santé qui interviennent avant la prise en charge, qui résultent de facteurs économiques, sociaux, familiaux ou encore comportementaux, et sur lesquels ils peuvent agir. Mais aussi parce que les grandes villes devront elles aussi réguler la présence des professionnels de santé sur leur territoire.

En ville, il existe un déséquilibre entre les quartiers. « Le constat de déserts médicaux est particulièrement sensible au sein des quartiers prioritaires (QPV) de la ville, note l’Institut Montaigne dans son étude. En effet, les quartiers pauvres – ou bidonvilles – se caractérisent par de fortes disparités en termes de santé, qu’il s’agisse d’indicateurs (espérance de vie) attendu) (…) Ce constat est mis en évidence dans la démographie des médecins spécialistes, où ils sont 3,4 fois moins nombreux dans les QPV que dans le reste de la France. (…) Enfin, les QPV se caractérisent par un manque de santé infrastructures : en 2018, il existe 42 centres de santé multiprofessionnels (MSP) et 209 sur 1 048 centres de santé multiprofessionnels et 2 063 centres de santé que compte la France. Par ailleurs, les centres de soins spécialisés comme ceux en cancérologie sont également moins fréquentés : ils nécessitent du personnel médical et paramédical. expertise issue de plusieurs spécialités, et est donc souvent concentrée dans les grands centres.

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