Dans un procès civil pour fraude à New York, Donald Trump dénonce un « mensonge » de la justice

        Donald Trump était de retour devant le tribunal lundi 2 octobre au matin.  Cette fois, il comparaît pour fraude à New York.  L'ancien président et deux de ses fils sont accusés d'avoir gonflé la valeur de son patrimoine immobilier.  Dès son arrivée au tribunal, Donald Trump a dénoncé « <em>simulation </em>« La justice incarnée par le procureur » <em>raciste</em> "Et le juge"<em> massacreur </em>».         </p><div>
            <p class="m-pub-dates"><span class="m-pub-dates__date">Publié sur : <time datetime="2023-10-02T19:15:42+00:00" pubdate="pubdate">10/02/2023 - 21:15</time></span>


    <span class="a-svg a-svg--picto-clock" title="Temps de lecture"/>    4 minutes
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                Donald Trump, accusé avec deux de ses fils de surévaluer depuis des années la valeur de leurs actifs immobiliers, siégeait lundi 2 octobre, l'air triste devant un tribunal de New York.  Costume bleu foncé, cravate bleue, visage fermé, corps légèrement voûté et air provocateur, le milliardaire est flanqué de deux de ses avocats, Chris Case et Alina Haba, assis en face du juge new-yorkais Arthur Engoron qui présidera les débats pendant des semaines.  Début du procès civil du candidat républicain préféré à l'élection présidentielle de 2024

Dans cette affaire, Donald Trump sait qu’il a perdu la bataille juridique, rapporte notre correspondant aux Etats-Unis. David Thompson. Il essaie donc d’exploiter cela politiquement. Il suit à fond la stratégie victimaire et fait de cette apparition un spectacle politique. C’est lui qui voulait être présent aujourd’hui pour prendre la photo, même si rien ne l’y obligeait. Avant d’entrer dans la salle d’audience, il a pris le temps devant les micros et les caméras de dévoiler son geste : Selon lui, ce procès est « tricher « et une » Spectacle d’horreur ».

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Trump n’a pas hésité à attaquer le juge lui-même, l’accusant de « Chasse aux sorcières, ingérence électorale, ce juge devrait être destitué Trump l’a même dit avant sa comparution. Il a également attaqué la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, la plaignante dans cette affaire.  » Nous avons un procureur raciste et c’est un spectacle d’horreur (…). C’est une arnaque », a lancé l’ancien président.

Il l’a également accusée de «  racisme Letitia James, qui a mené toute cette enquête, est afro-américaine, cette dernière l’attendait à l’intérieur du tribunal, ce qui est une image clairement frappante.

Dans la salle, la procureure, assise dans le public, derrière Trump, ne le quittait pas des yeux. « sPeu importe le pouvoir que vous avez, peu importe combien d’argent vous pensez avoir, personne n’est au-dessus des lois. Elle a insisté avant le début de la séance.

Dans ce cas, Trump (77 ans) ne peut pas être condamné à la prison. D’un autre côté, il prend un risque financier énorme : il s’expose à une amende faramineuse de 250 millions de dollars.

Trump peut-il vraiment bénéficier d’un procès ?

Politiquement, à court terme, ses déboires judiciaires sont une aubaine pour Trump. Ils ont fait de lui un paria complet parmi sa base. Ses partisans le considèrent désormais comme un martyr politique. Trump ne cesse de leur dire : Ils m’attaquent, mais à travers moi, ils te ciblent et je suis là pour te protéger La plupart de ses partisans sont convaincus que cela est vrai.

De nombreux sondages montrent qu’une majorité de partisans de Trump lui font plus confiance qu’à leur propre famille. Ses accusations ont propulsé Trump en tête des sondages d’opinion lors des primaires républicaines. Mais notons que ces éléments qui lui profitent dans l’investiture républicaine pourraient se transformer en un obstacle majeur aux élections présidentielles de novembre 2024.

En fait, ses évaluations judiciaires et politiques sont complètement liées. À tel point que Trump fait campagne autant sur le banc que sur le terrain auprès de ses partisans. Pour rappel, l’ancien président a été inculpé quatre fois, avec deux chefs d’accusation fédéraux, dont un complot contre l’État. Ce procès doit s’ouvrir le 4 mars devant le tribunal fédéral de Washington. La veille du Super Tuesday, échéance électorale cruciale dans les primaires républicaines.

Ce procès devrait durer quatre à six semaines. Cela signifie que son éventuelle condamnation doit intervenir avant l’élection présidentielle. Il est clair que Trump pourrait être condamné à la prison avant les élections. Ce qui constituera une réalité politique absolument inédite. Même si cela ne devrait pas l’empêcher de courir, selon toute vraisemblance.

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