Les anomalies dans les organes ou les changements dans les cellules nerveuses sont deux façons dont Covid provoque la maladie

Ce travail s’appuie sur des IRM réalisées sur 259 patients hospitalisés pour Covid en 2020-2021. Ils ont été comparés à des tests réalisés sur une cinquantaine de personnes qui n’avaient pas du tout été infectées.

Malformations dans plusieurs organes

Près d’un tiers des patients Covid présentaient des « anomalies » dans plusieurs organes, plusieurs mois après leur sortie de l’hôpital. Ces organes comprennent le cerveau, les poumons ou les reins et, dans une moindre mesure, le cœur et le foie. Pour les auteurs de l’étude, ainsi que des observateurs indépendants, ces résultats ouvrent une explication possible du Covid long : la persistance de séquelles plusieurs mois après l’infection.

Par exemple, des chercheurs ont identifié des lésions dans la substance blanche du cerveau, un phénomène qui peut être lié, dans la littérature scientifique, à un léger déclin cognitif.

L’étude de vendredi suggère que le Covid long ne s’explique « pas par une défaillance grave concentrée dans un seul organe » mais plutôt « une interaction entre au moins deux anomalies d’organes (différentes) », note le pneumologue Matthew Baldwin, qui n’a pas participé à la même étude. Problème de médecine respiratoire du Lancet.

Mort des cellules nerveuses

Une autre étude, publiée il y a une semaine dans la revue eBiomedicine, a ouvert la voie à un mécanisme ciblé dans le cerveau.

Cette étude, menée par une équipe de l’Inserm, a porté sur une cinquantaine de patients, dont certains ont présenté une baisse de leur taux de testostérone, liée à une modification virale de certains neurones qui régulent les fonctions reproductives.

Les chercheurs ont ensuite mesuré les fonctions cognitives de ces patients, pour constater de moins bonnes performances lorsque cette classe de neurones était affectée. « Ces résultats suggèrent que l’infection peut entraîner la mort de ces neurones et être à l’origine de certains symptômes persistants dans le temps », indique l’Inserm dans un communiqué.

Plus de deux millions de personnes

Fatigue, toux, essoufflement, fièvre intermittente, perte du goût ou de l’odorat, difficultés de concentration, dépression… Le Covid long apparaît avec un ou plusieurs symptômes parmi une longue liste, généralement dans les trois mois qui suivent l’infection et dure deux mois. à partir du moins. Symptômes qui ne peuvent s’expliquer par d’autres diagnostics et qui ont un impact sur la vie quotidienne.

En France, le « Long Covid » a touché 4 % des adultes, soit 2,06 millions de personnes de plus de 18 ans, avec un faible pourcentage (1,2 %) déclarant faire face à de sérieux obstacles dans leurs activités quotidiennes, selon une étude sanitaire menée par France. . l’automne dernier, dont les résultats ont été dévoilés en juin.

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