L’Italie réclame 5 000 euros pour les personnes à qui l’asile a été refusé afin d’éviter d’être envoyées dans un centre de détention

Cette garantie financière est censée couvrir les frais de logement et de subsistance de la personne pendant un mois, ainsi que les frais de retour dans son pays d’origine si sa demande est finalement rejetée.

Cette mesure a été vivement critiquée par la gauche italienne. Les migrants qui se sont vu refuser l’asile en Italie devront payer une caution de 5 000 € sous peine d’être envoyés dans un centre de détention le temps que leur recours soit examiné. C’est ce qui a été stipulé dans un décret publié au Journal officiel vendredi 22 septembre.

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Cette garantie financière de 4 938 € est spécifiquement décrite comme « une rançon » Par Quotidien de gauche RépubliqueElle est censée couvrir les frais d’hébergement et de subsistance de la personne pendant un mois, en plus des frais de rapatriement vers son pays d’origine si sa demande est finalement rejetée. Les personnes ayant tenté d’échapper au contrôle des frontières ainsi que celles venant d’un pays dit « sûr » et qui, en principe, ne peuvent donc pas demander l’asile seront recherchées. Si le demandeur « Disparaît sans justification »L’acompte versé sera prélevé, précise le texte.

Ce décret intervient quelques jours seulement après que le gouvernement d’extrême droite de Georgia Meloni a annoncé son intention d’augmenter la durée maximale de détention des candidats déboutés à 18 mois, contre 40 jours actuellement renouvelables (138 jours maximum).

« Traite d’êtres humains institutionnelle »

« Une garantie bancaire versée par les migrants s’ils ne se noient pas en mer Méditerranée »A commenté sur X (anciennement Twitter) le maire de Bergame, Giorgio Gori (Parti démocrate, gauche). Il a souligné au passage que l’Italie, entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, a connu « 24 millions d’immigrés (Italien) répandu dans le monde entier ».

le gouvernement « Il remplit les cartons (Pays) Sur le dos des gens et de leur désespoir.Le représentant Emiliano Fossi, du même parti, l’a regretté. Ricardo Maggi, secrétaire national du Parti centreuropéen, s’est montré sarcastique à propos de ce qu’il a décrit « Traite d’êtres humains institutionnelle ».

Depuis le 11 septembre, l’Italie a enregistré l’arrivée de plus de 15 000 migrants en provenance des côtes d’Afrique du Nord jusqu’à ses côtes, dont la plupart ont débarqué sur l’île de Lampedusa, où les installations d’accueil étaient bondées. Depuis janvier, leur nombre atteint environ 130 000, contre 68 200 en 2022 durant la même période, selon le ministère de l’Intérieur.

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