« Nous ne serons plus jamais « comme avant » notre cancer du sein. »

Dans un alpage sur les hauteurs des Houches (Haute-Savoie), douze survivantes d’un cancer du sein s’embrassent sous un chapelet de drapeaux de prières tibétains. Ils pleurent sur leurs peurs et leurs frustrations, et s’encouragent également pour la vie qui les attend finalement. Ainsi, ce vendredi de septembre, ils clôturent la semaine de « Cycle réparateur » Proposé par « À chacun son mont Everest ! », une association fondée en 1994 par l’alpiniste Christine Janine.

Au début de la présence dimanche Geneviève B., 58 ans, Emma L., 37 ans, Nadjia H., 54 ans, Florence V., 49 ans, ou encore Elise G., 46 ans, a été voyageuse indépendante, infirmière, consultante, secrétaire , école ; Une mère et compagne laissée seule par la maladie face au rétablissement. Vendredi, face au massif du Mont Blanc, ils ne font plus qu’un.

A l'arrivée lors de l'ascension de Chaillot, à Chamonix (Haute-Savoie), le 15 septembre 2023.
Les femmes venues chercher

La Fondation a accueilli plus de 1 900 femmes guéries d’un cancer du sein depuis 2011, dans le but de redonner à la communauté. « Confiance, joie de vivre, joie de vivre. » C’est ce qu’a proposé Elise J.. Le demander à l’association. Elle est professeur de français dans un collège de l’Isère et retrouvera bientôt son poste après un an et demi d’arrêt maladie.

De toute évidence, la période qui commence avec la fin des traitements lourds est la plus difficile, car elle donne le temps, enfin, de prendre conscience de ce que nous avons vécu. Le corps est épuisé, fatigué et parfois amputé ; Âme, testée. « Nos proches s’attendent à ce que nous soyons les mêmes qu’avant de tomber malade, mais nous ne serons jamais « comme avant ».Je confirme, Elise J.

Décryptage : « Octobre rose » Du dépistage du cancer du sein aux facteurs de risque : réponses à vos questions

« Il ne reste plus rien sur la pierre »

Dans la maison de l’association à Chamonix-Mont-Blanc, où les résidents séjournent dans un cadre de colonie de vacances, on découvre qui nous sommes devenus. Première Française à gravir l’Everest en 1990, Christine Janin a développé une méthode d’accompagnement basée sur le parallèle entre alpinisme et maladie : le cancer est une montagne à gravir, et surtout à descendre.

Tout le programme de la résidence en découle : escalade et randonnée, pour prouver à soi-même que l’on en est capable ; Glisser sur une corde, lâcher prise ; Sautez dans le vide, laissant derrière vous votre peur de l’inconnu. Groupes de discussion, entretiens avec un psychologue et un oncologue et méditation complètent la prise en charge.

Lors d'un petit-déjeuner au siège de l'association A Every Build Everest!, à Chamonix, le 15 septembre 2023.
Tout au long du séjour, chaque participant prend soin de l'autre par de simples touches.  Son identité doit rester confidentielle jusqu'à la fin du séjour.  À Chamonix, le 15 septembre 2023.
Geneviève, une des participantes à la résidence.  À Chamonix, le 15 septembre 2023.

En arrière-plan, nous travaillons toujours à accepter notre nouvelle image. Geneviève B. Elle n’aime plus ses cheveux. Avant, elle le portait sous les épaules. Maintenant, ils sont petits et gris. Encouragée, Genevieve Bee a participé à une séance photo qu’elle a organisée mercredi, recevant des compliments sur son élégance et la personnalité que lui confère sa coupe de cheveux.

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