Trois applications françaises populaires partagent des données personnelles sans la permission des utilisateurs

Trois grandes applications françaises ont été accusées de partager illégalement les données personnelles de leurs utilisateurs. CNIL sur cette question.
Les applications Android de la Fnac, SeLoger et MyFitnessPal, sont dans le collimateur de NOYB, l’organisation autrichienne fondée par le militant pour la protection des données personnelles Max Schrems. La principale critique est qu’une fois ouvert, Ces applications collectent des données et surtout les partagent avec des tiers sans attendre le consentement des utilisateurs – bien que celui-ci soit obligatoire.

Pas de consentement ? Pas de problème

Deux de ces trois applications n’affichent aucune demande d’autorisation ; Troisièmement, si le consentement est effectivement possible, cela n’empêche pas le transfert de données.  » Chaque application a besoin de votre consentement pour vous suivre », explique Alaa Krinikiti, avocat en protection des données chez NOYB. Cependant, par défaut, ils collectent et suivent les données (utilisateurs). Contrairement au tracking sur les sites internet, les applications mobiles n’ont encore fait l’objet d’aucune action concrète (pour mettre en œuvre le règlement). ».

Les trois applications en question collectent des informations telles que le modèle du smartphone, l’adresse IP et surtout AdID, l’identifiant unique que Google attribue pour suivre les publicités. Ces données permettent de cibler précisément l’utilisateur pour lui proposer des publicités personnalisées… et encore plus s’il existe des affinités.

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NOYB regrette que ces applications, utilisées par des millions de personnes, ne contreviennent pas aux règles européennes en matière de protection des données. Il s’agit en l’occurrence de la directive ePrivacy qui précise que l’accès aux données d’un appareil doit être soumis à une autorisation préalable et éclairée de l’utilisateur.

L’organisme a contacté la CNIL pour demander à ces trois applications de supprimer toutes les données collectées illégalement, ajoutant un message envoyé à des tiers (comme un courtier en données) précisant que l’utilisateur a demandé la suppression de tout lien, copie ou duplicata de ses données personnelles. .

NOYB considère également qu’à la lumière de « La gravité des allégations et la possibilité que le nombre de personnes concernées augmente », La Commission de protection des données devrait infliger une amende. Ces premières plaintes ne sont qu’un début : l’organisation envisage d’intenter de nouvelles poursuites contre d’autres applications. Pour arrêter le partage illégal de données ».

source :

Noib

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