Une nouvelle étude suggère des dommages neurologiques chez les adultes

Coïncidence du calendrier ! Alors que la Commission européenne souhaite prolonger de dix ans l’autorisation du glyphosate, soit jusqu’au 15 décembre 2033, une nouvelle étude pointe les effets nocifs potentiels de l’herbicide sur le système nerveux central humain.

Maladies d’Alzheimer, maladies de Parkinson, sclérose en plaques… Le glyphosate est-il à l’origine de certaines affections ?

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans Journal de science de l’exposition et d’épidémiologie environnementale Le 6 septembre dernier. Pour la première fois, des scientifiques ont montré un lien entre l’exposition au glyphosate et un biomarqueur de dommages neurologiques dans une population non exposée professionnellement aux herbicides, à savoir chez M. et Mme Everyman.

Pour ce faire, l’équipe de scientifiques a utilisé les données d’une vaste cohorte épidémiologique américaine, composée de 597 individus. Ils ont analysé les taux urinaires de glyphosate et les taux sanguins de chaînes légères de neurofilaments (NfL), des protéines libérées dans la circulation sanguine.Après une lésion nerveuse« Ce qui, selon les spécialistes, s’est imposé. »En tant que biomarqueur fiable pour divers troubles neurologiquesParmi ces troubles, on retrouve la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, mais aussi la sclérose en plaques (SEP) et la maladie de Charcot (sclérose latérale amyotrophique).

Après avoir pris en compte des covariables (âge, sexe, consommation de tabac et/ou d’alcool, indice de masse corporelle, etc.), les chercheurs ont fait le constat : il y a bien une augmentation des taux de NfL dans le sang en fonction de l’exposition au glyphosate. L’association est plus prononcée dans certains sous-groupes de la population, notamment les personnes de plus de 40 ans et celles ayant un IMC compris entre 25 et 30, c’est-à-dire en surpoids.

Glyphosate et dommages neurologiques : corrélation mais pas encore de causalité

Les auteurs de l’étude soulignent qu’ils ne sont actuellement pas en mesure de dire s’il existe une relation biologique directe, en termes de causes et de conséquences, entre l’herbicide controversé et les dommages neurologiques observés. « Nos résultats soulignent la nécessité d’enquêter plus en détail sur les mécanismes sous-jacents et l’évaluation des risques liés aux effets neurologiques de l’exposition au glyphosate chez les adultes. Ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les politiques de santé publique et les décisions réglementaires concernant l’utilisation du glyphosate.« , concluent-ils.

Que savons-nous des effets des pesticides sur la santé ?

Les pesticides, dont le glyphosate, sont des produits utilisés en agriculture pour contrôler certaines espèces végétales considérées comme indésirables et certains organismes considérés comme nocifs pour les cultures. Mais s’ils sont capables de détruire des espèces végétales et animales, qu’en est-il des humains ? Elles préoccupent donc depuis de nombreuses années un nombre croissant de scientifiques.

En 2021, l’INSERM a publié un avis d’expert consensuel indiquant un lien entre les pesticides (chlordécone, glyphosate et fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) et quatre maladies : le lymphome non hodgkinien (LNH), le myélome multiple, le cancer de la prostate et la maladie de Parkinson. Il a également mis en lumière l’expérienceIl existe une hypothèse forte d’un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et deux autres maladies : les troubles cognitifs et la bronchopneumopathie chronique obstructive/bronchite chronique.« .

« Confirmer et mettre en avant des hypothèses fortes sur les liens entre certaines maladies et exposition aux pesticides devrait inciter les autorités à mieux prendre en compte ces questions.« Ensuite, le groupe d’experts a confirmé.

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